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40 ans d'histoire ! 

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La création du Ministère de l'Éducation en 1964 amène une réorganisation complète du monde de l'enseignement. La Commission scolaire de Warwick, aujourd'hui disparue, perd sa juridiction sur l’enseignement secondaire. Le secteur secondaire relèvera désormais de la Commission scolaire régionale des Bois-Francs (Victoriaville).

 

En 1965, cette dernière décide de regrouper tous les élèves du secondaire de Warwick, St-Albert, Ste-Élisabeth, Ste-Séraphine, Ste-Clotilde, Tingwick et St-Rémi de Tingwick dans une même école à Warwick. Elle loue alors les classes de l'École Ste-Marie de la CSW. Les élèves des classes primaires de l'École Ste-Marie seront donc répartis entre l'École Ste-Jeanne-d'Arc et l'Académie St-Médard. 

Une première régionale (et toute une révolution) : alors que les écoles secondaires du Québec ne sont pas encore mixtes, l'École secondaire Ste-Marie sous la direction de soeur Christiane Joyal recevra garçons et filles. Une école mixte, mais non les classes, à l'exception d'une : la 9e année scientifique de M. Roland Boucher. Cependant, les garçons seront d'un côté de la classe et les filles de l'autre... Attention à la promiscuité ! M. Marc-André Rancourt sera engagé comme directeur-adjoint pour «s'occuper de l'élément masculin» même si l'école, à ce moment-là, n'a pas droit légal à un adjoint.

 

C'est en 1970 que les élèves des 6e et 7e années du primaire passent au secondaire. Les classes de 7e année primaire disparaissent : l’enseignement primaire s'échelonne désormais sur 6 années et l’enseignement secondaire sur 5. Cette double promotion provoque une recherche de locaux pour le secondaire.  

 

Une nouvelle école secondaire reçoit 8 classes de 8e et 9e années à l'édifice Beaudet (École Beaudet). Une école aménagée dans un édifice loué de M. Aimé Beaudet, édifice prévu pour des logements. De même, à l'École Ste-Marie, il y aura aménagement de 10 locaux dans des unités préfabriquées dites « roulottes » qui seront jointes à l'école. 

 

Lors des premiers froids de novembre, les fils électriques qui apportent le chauffage dans ces unités fondent et tombent sur les trottoirs provoquant ainsi une panne de courant dans tout le secteur. La direction et les enseignants font des démarches auprès de la ville pour pour acheter le cinéma situé près de l'école et le transformer en gymnase. Les transactions se font et la CSRBF loue ce nouveau gymnase. On y dispense les cours d’éducation physique, de dactylographie et de musique. 

 

Depuis 9 ans, les élèves du secondaire sont à l'étroit. La CSRBF décide d'acheter l'école Ste-Jeanne-d'Arc, de l'agrandir et d'y installer les élèves du secondaire. Nous sommes en 1978. 

 

L'année suivante, c'est enfin l'heure d'entrer dans cette nouvelle école tant attendue. Une école spacieuse, bien aménagée et qui portera le nom de « École Secondaire de Warwick ». 

 

Depuis déjà quelques années, la coop étudiante de l'École Secondaire Ste-Marie offre aux dineurs du midi quelques aliments (soupe chaude) pour certains élèves qui n'apportent pas leur boite à lunch du diner. Dans la nouvelle école, cette initiative se transforme en une cafétéria gérée bénévolement par une équipe de professeurs et de parents. Plus de 600 diners y sont servis quotidiennement. Une cuisinière est engagée : Mme Germaine Lachance. Une nouveauté qui fera boule de neige dans toute la province. 

En 1985, la CSRBF est dissoute. Les élèves du secondaire et le personnel s'y rattachant passent sous la juridiction de la Commission Scolaire de Warwick. Suite à cette intégration, la Commission Scolaire de Victoriaville continue, par des ententes, à offrir les services aux élèves handicapés et en difficulté d'adaptation et d'apprentissage et à soutenir informatiquement le système de paie et de déclaration de la clientèle au MEQ. En cette même année, la micro-informatique fait son entrée dans les écoles. 

 

C'est en 1988 que nous assistons à la création des conseils d'orientation des écoles. Ils sont formés de parents, de représentants du personnel scolaire et d'élèves. Ce nouveau consul à un pouvoir décisionnel sur les règles de conduite et les mesures de sécurité proposées par la direction de l'école; Idem quant à la programmation des activités éducatives qui nécessitent un changement d'horaire ou un déplacement d'élèves à l'extérieur. 

Avec ses 800 élèves (1990), un nouvel agrandissement de l'école est nécessaire. La relocalisation de la bibliothèque et l'organisation de locaux de laboratoires font aussi partie du projet qui s'élève à 3 millions de dollars. 

 

On profite de son inauguration pour changer le nom « École Secondaire de Warwick » pour celui de « École Secondaire Monique-Proulx », décision du Conseil des Commissaires pour rendre hommage au travail de la présidente de la Commission Scolaire de Warwick et ce, malgré le concours organisé à cet effet auprès de la population et les nombreuses suggestions apportées. 

 

Le conseil des commissaires prend unilatéralement cette décision. 

 

Un nouvel agrandissement sera effectué en 1998. On aménage au-dessus de la piscine intérieure des locaux pour l'enseignement de la musique et un espace d'exercice pour les musiciens, espace qui sert aussi de salle de spectacles. 

 

Au début des années 2000, l'école est entièrement rénovée, mais la clientèle étudiante décline de plus en plus en raison d'un creux démographique. Afin de palier l'exode des élèves vers d'autres milieux et de s'assurer d'un meilleure rétention, des programmes diversifiés sont créés et la vie parascolaire est largement bonifiée.

Suite à l’intégration de l’école primaire l’Eau-Vive en ses murs en 2017, l’École secondaire Monique-Proulx bénéficie d’investissements massifs afin de rafraichir certaines de ses installations : Salle David-Bellavance (2019), Salle d’entrainement Bruni-Surin (2019) et le local d’arts plastiques (2020). 

Monique Proulx  

Mère de 7 enfants, Monique Proulx devient, en 1971, la première femme en charge d'une Commission scolaire au Québec où elle siègera pendant 23 ans.  Reconnue pour son flegme et sa ténacité, elle sera la principale instigatrice de grands chantiers d'agrandissements, notamment à l'École secondaire de Warwick.

Ses grands talents de négociatrice et son franc parlé lui ont valu des accès privilégiés au ministère de l'Éducation. Prenant en considération sa grande implication, le conseil des commissaires à unilatéralement convenu, le 24 août 1988, de changer le nom de l'École secondaire de Warwick en son honneur... de son vivant, en faisant même fi d'un concours ouvert à la population   ! 

 

Le piano de Monique Proulx à la salle publique

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